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Brésil

Formalités d’entrée / Séjour et travail des ressortissants communautaires / Sécurité / Santé / Horaires de travail / Transport sur place / Les possibilités d’emploi / Législation du travail / Les salaires / Fiscalité / La protection sociale / Emploi du conjoint / Scolarité / Coût de la vie / Recommandations Importantes

Formalités d’entrée :
Un passeport avec un minimum de 6 mois de validité est exigé, ainsi qu’un billet aller-retour. Pas de visa requis pour les ressortissants de France et des autres pays membres de l’Union Européenne pour les voyages d’affaires ou de tourisme n’excédant pas 90 jours. Il est possible de prolonger le séjour pour encore 90 jours. Les démarches doivent être faites sur place au Brésil.

Séjour et travail des ressortissants communautaires :
Un visa est nécessaire dans le cas de travail rémunéré (et de tournage de film...) au Brésil. Les visas de travail sont soumis à une autorisation préalable du Ministère du Travail et de l’Emploi du Brésil (MTE). La demande doit être faite directement par l’entreprise au Brésil, auprès du dit Ministère. Il existe deux types de visas de travail, soit le visa Temporaire, soit le visa Permanent, qui correspondent à des niveaux de responsabilité différents. Les intéressés ne présenteront les documents exigés pour l’obtention du visa qu’une fois l’autorisation arrivée à la Section Consulaire de l’Ambassade du Brésil à Paris. Une fois au Brésil, de nombreuses démarches administratives sont à effectuer : dans les 30 jours de votre arrivée, il faut faire une demande de carte de séjour (cédula de identitade - Registro Nacional de Estrangeiros) auprès de la Police Fédérale, une demande de carte de travail (Carteira de trabalho) auprès du Ministère du travail et enfin un numéro d’identification fiscale (cadastro de pessoas físicas) qui sera délivré par le Ministère des finances

Sécurité :
La plus grande prudence est requise, plus particulièrement à Rio de Janeiro. Le M.A.E met en garde le visiteur et donne des conseils de sécurité à respecter dans les grandes villes où les conditions de sécurité laissent beaucoup à désirer : éviter les signes extérieurs de richesse, faire preuve de la plus grande vigilance lors de l’utilsation de cartes de crédit, ne pas prendre des taxis à la volée, ne pas résister en cas d’agression et avoir toujours sur soi le numéro du consulat ou de la personne à prévenir en cas d’urgence.... la liste est longue. Consulter avant le départ les conseils de sécurité donnés par le Ministère des Affaires Etrangères sur leur site www.france.diplomatie.fr/voyageurs

Santé :
Pas de vaccin obligatoire sauf pour les voyageurs en provenance de Guyane, Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou et Vénézuela pour lesquels l’entrée au Brésil est désormais soumise à l’obligation de vaccination contre la fièvre jaune. L’original du certificat de vaccination est nécessaire. Sont conseillés les vaccins suivants : Tétanos, poliomyélite, diphtérie, méningococcie, fièvre typhoïde, hépatite A, hépatite B, rage. Il est indispensable de consommer de l’eau filtrée ou de l’eau minérale en bouteille. Il est préférable de ne pas prendre de bains dans les lacs ou les étangs (risque de bilharziose). Rsque de paludisme dans le nord ouest du pays.

Horaires de travail :
Si les bureaux (administrations et entreprises) se vident à 17h avec une pause le midi de 1h30, les banques ouvrent sans interruption de 10h à 16h dans les grandes villes sauf à Brasilia (de 12 à 17h). Les magasins sont ouverts de 9 à 19h, plus tard dans les centres commerciaux.

Transport sur place :
Réseau aérien assez développé mais peu économique. Réseau ferroviaire voyageurs quasi inexistant. Le bus est le principal moyen de locomotion des brésiliens, y compris pour les longues distances. Faible réseau ferroviaire.

Les possibilités d’emploi :
Le ralentissement de la croissance économique et l’augmentation du chômage ne facilitent pas la recherche d’emploi. Mais les diplômés français sont demandés dans les domaines de l’analyse financière, de la gestion ou de l’ingénierie. Le secteur des télécommunications offre depuis sa privatisation des possibiltés ainsi que le secteur informatique en pleine croissance. Le secteur de l’industrie automobile compte parmi ses groupes Renault et Peugeot. Ces entreprises amènent de nombreux sous-traitants et équipementiers qui recrutent des Français. Le secteur pétrolier est également un secteur porteur. De grandes sociétés d’ingénierie française sont présente au Brésil et offrent de nombreux emplois. A noter : Le curriculum-vitae doit être très clair et très détaillé (surtout le paragraphe correspondant à la formation) accompagné d’une lettre manuscrite et de justificatifs (photocopies des diplômes, rapports de stages...).

Législation du travail :
La durée légale du travail est de 48 h/semaine. La loi est assez flexible en matière de licenciement qui peut intervenir à n’importe quel moment. Un contrat de travail s’impose. Il doit mentionner la durée du contrat (determinée ou indéterminée), la description des fonctions, les conditions de travail, la rémunération, les avantages accordés (logement, frais de scolarité...), les conditions de cessation anticipée et les conséquences en cas d’inéxécution du contrat,etc....

Les salaires :
Les salaires sont très bas, mais tout se négocie. Le salaire minimum mensuel brésilien est le plus bas parmi les salaires minimum des pays d’Amérique latine. Luiz Inacio Lula da Silva a promulgué un décret augmentant le salaire mensuel minimum de 260 à 300 reals (90,5 euros). Le nouveau Smic entrera en vigueur le 1er mai 2005. 8% du salaire mensuel d’un brésilien est retenu pour un compte spécial le F.G.T.S. (fonds de garantie en fonction de l’ancienneté dans le travail). Le Brésil est l’un des pays où les inégalités sont les plus fortes. 1,6 millions de Brésiliens les plus riches détiennent autant de richesses que les 80 millions les plus pauvres. 60% de la population vit dans des conditions de pauvreté extrême dans les favelas.

Fiscalité :
Une convention fiscale a été signée entre la France et le Brésil le 10 septembre 1971, pour éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu et sur les sociétés et prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu. Cette convention répartit entre les deux états le droit d’imposer leurs résidents pour chaque type de revenus. L’impôt sur le revenu est directement prélevé à la source par l’employeur et régularisé l’année suivante. Un numéro d’identification fiscale (cadastro de pessoas físicas) délivré par le Ministère des finances aura été demandé.

La protection sociale :
Tous les salariés travaillant au Brésil sont assujettis au régime de protection sociale brésilien (INSS) qui couvre les principaux secteurs. Mais si les soins sont gratuits dans les établissements publics, ils laissent souvent à désirer et les salariés ont recours à une protection sociale privée d’un excellent niveau souvent financée par l’employeur. Il n’y a pas de convention de Sécurité Sociale entre la France et le Brésil. Le salarié ne bénéficiant pas du détachement et donc du maintien au régime français de sécurité sociale française doit adhérer volontairement à un régime de protection sociale : Cfe ou assurance au 1er franc. Que l’on soit expatrié ou détaché (au sens de la sécurité sociale française) une assurance complémentaire s’impose ainsi qu’une assurance assistance/rapatriement. Voir dans le lexique, l’annuaire et l’itinéraire de la mobilité internationale les informations s’y rapportant.

Emploi du conjoint :
Difficile. Contacter la chambre de commerce qui a un secteur emplois et pourra vous conseiller utilement et vous communiquer la liste des sociétés françaises implantées au Brésil. Dans tous les cas, la maîtrise du portugais est indispensable.

Scolarité :
Un effort gigantesque a été fait en faveur de l’enseignement : le pourcentage d’enfants non scolarisés y est tombé en dix ans de 20 à 3%, et la création des écoles maternelles va encore amplifier cette tendance. L’éducation est obligatoire pour tous les enfants âgés de 7 à 14 ans. L’éducation publique est gratuite quelque soit le niveau. Les écoles privées sont payantes mais peuvent recevoir des fonds fédéraux. Le ministère de l’Éducation détient le rôle de normalisateur de l’enseignement, en veillant à un programme minimum au niveau national pour tous les cours. Le gouvernement fédéral entretient au moins une université dans chaque Etat de la fédération. Ces universités, ainsi que certaines universités privées, detiennent cependant un haut degré d’autonomie administrative et de leurs études. En raison de la forte demande, dans l’enseignement supérieur, les facultés et les universités du Brésil(130), aussi bien publiques que privées, imposent un examen d’entrée appelé vestibular. Plusieurs établissements d’enseignement français sont repertoriés par l’Aefe : 3 lycées (François Mitterand à Brasilia, Molière à Rio de Janeiro et Pasteur à Sao Paulo) ainsi que deux écoles d’entreprises (Ecole Renault de Curitiba et Peugeot-Citroën de Resende)gérés par la Mission Laïque. Attention, toutes n’ont pas le même calendrier scolaire. Voir le site de l’Aefe et de la Mission Laïque pour tous renseignements utiles. Références dans l’annuaire de mondissimo.

Coût de la vie :
Différents prestataires fournissent des indices coût de vie : ORC et ECA les pionniers en Europe, Mercer, Eurocost ou Airinc mais tous s’adressent aux entreprises. ORC, par exemple, offre des informations coûts de vie avec une base 100 à partir de 44 pays de référence - dont la France - vers 300 villes d’affectation dans plus de 160 pays. Pour le particulier soucieux de s’informer, la MFE dans ses monographies donne des informations sur le coût de la vie dans les divers pays traités mais sans utiliser une base 100 pour la France. Vous pouvez également vous adresser à l’UFE ou tenter votre chance sur le web sans garantie aucune en ce cas de la façon dont sont collectées les informations et donc sur la fiabilité des indices fournis que ce soient www.muskadia.com ou www.homefair.com. Pour information, selon Muskadia.com qui publie le coût de la vie dans 150 villes du monde sur la base d’un indice 100 pour New-York (Paris : 97,9), le coût de la vie au Brésil affiche un indice de 88,7 à Rio de Janeiro au 37ème rang pour atteindre 95,3 à Sao Paulo au 24ème rang. Une étude de la DREE confirme le record de Sao Paulo comme étant la ville la plus chère du pays. Le coût de la vie y serait 20% supérieur à la moyenne nationale contre respectivement 14% et 11% pour Rio de Janeiro et Brasilia. Des écarts de coût de vie importants sont enregistrés tant en matière de logement que de dépenses d’alimentation entre les différentes régions.

Recommandations Importantes :
La mission économique de Rio de Janeiro a édité un "Petit guide pratique du Brésil" utile au nouvel arrivant et accessible sur leur site. Voir les adresses utiles ci-dessus.

PERMIS DE CONDUIRE : Le permis de conduire français est reconnu. Il doit être traduit par un traducteur agrée et échangé contre un permis national auprès du Detran (département de transport de la municipalité). A cette occasion devront être présentées la carte de résident au Brésil et une pièce d’identité française. Une taxe sera perçue.

Informations transmises par le site internet Mondissimo